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| Numéro UN : UN1193 |
| Formule moléculaire brute : C4H8O |
| Principaux synonymes |
Noms français :Noms anglais :
- Méthyl éthyl cétone
- Méthyléthylcétone (MEC)
- Butanone-2
- Methyl ethyl ketone (MEK)
- Ethyl methyl ketone
| Famille chimique : | Cétone |
| Utilisation et sources d'émission 1 2 3 4 5 6 |
La méthyl éthyl cétone est surtout utilisée comme solvant. Son pouvoir de dissolution lui permet de dissoudre des gommes, des résines, plusieurs polymères synthétiques, des graisses et des huiles. Ainsi, on l'utilise dans diverses formulations dont :
- des revêtements de polymères vinyliques
- des laques, notamment les laques à base de nitrocellulose et des acryliques
- des vernis et peintures à vaporiser
- des décapants et diluants à peintures et vernis
- des encres d'imprimeries
- des colles et autres adhésifs
En industrie, on utilise la méthyl éthyl cétone dans de nombreux procédés tels que :
- le dégraissage du métal
- l'extraction de graisses, huiles, cires et résines naturelles
- le déparaffinage des huiles minérales
- la fabrication de cuir synthétique, de ruban magnétique, de film transparent et autres polymères
- la fabrication des poudres colloïdales en pyrotechnie
- la décaféination du café et du thé
- l'extraction de saveurs.
La méthyl éthyl cétone est aussi un intermédiaire de synthèse de plusieurs produits chimiques de différentes catégories dont :
- la méthyl isopropyl cétone
- le peroxyde de méthyl éthyl cétone, un catalyseur de polymérisation
- la méthyl éthyl cétoxime, un antioxydant utilisé par exemple, dans les peintures
- le diacétyle.
D'autre part, l'activité humaine peut être source d'émission de méthyl éthyl cétone dans l'atmosphère, dont entre autres, les gaz d'échappement des véhicules et la fumée de cigarette. L'activité bactérienne, certaines plantes et quelques aliments seraient des sources naturelles à faible teneur.
| Apparence 2 4 | Mise à jour : 2004-12-22 |
La méthyl éthyl cétone est un liquide volatil, fluide, clair et incolore ayant une forte odeur sucrée.
| Caractéristiques de l'exposition | Mise à jour : 2004-12-22 |
L'exposition à la méthyl éthyl cétone en milieu de travail se fait principalement par ses vapeurs puisque sa volatilité est élevée (plus de 4 fois celle de l'eau) et son point d'ébullition est bas (plus bas que celui de l'eau).
Exposition aux vapeurs
L'odeur de la méthyl éthyl cétone peut être détectée à partir de 16 ppm. Cette valeur étant proche de la VEMP (50 ppm ou 150 mg/m³) ou la VECD (100 ppm ou 300 mg/m³), ainsi l'odeur ne peut être un signe d'avertissement adéquat pour prévenir une exposition dangereuse. L'odeur n'est un signe d'avertissement fiable que pour prévenir de l'atteinte de la valeur de DIVS ou de la LIE.
En cas de fuite ou de déversement, la méthyl éthyl cétone ayant une volatilité élevée et une concentration à saturation élevée (93 000 ppm ou 9,3 %), une grande quantité de vapeurs risque de s'évaporer et la concentration en méthyl éthyl cétone dans l'air risque de dépasser la VEMP, la VECD, la valeur de DIVS et la LIE.
Exposition au liquide
Suite à un contact accidentel du liquide avec la peau, on peut la rincer facilement puisque la méthyl éthyl cétone est soluble dans l'eau.
Danger immédiat pour la vie et la santé (DIVS): 3 000 ppm 7
| | Mise à jour : 2004-12-22 |
État physique : Liquide
Masse moléculaire : 72,11
Densité : 0,806 g/ml à 20 °C
Autre valeur : 0,7999 g/ml à 25 °C
Solubilité dans l'eau : 275 g/l à 20 °C
Densité de vapeur (air=1) : 2,49
Point de fusion : -86,6 °C
Point d'ébullition : 79,6 °C
Tension de vapeur : 71 mm de Hg (9,5 kPa) à 20 °C
Autre valeur : 75 mm de Hg à 21,2 °C
Concentration à saturation : 93 000 ppm
Coefficient de partage (eau/huile) : 0,51
Limite de détection olfactive : 16 ppm
Facteur de conversion (ppm->mg/m³) : 2,949
Taux d'évaporation (éther=1) : 2,6
| Inflammabilité et explosibilité 4 | Mise à jour : 2004-12-22 |
La méthyl éthyl cétone est un liquide extrêmement inflammable. Elle s'enflamme facilement en présence de chaleur, d'une source d'ignition, d'une flamme nue ou d'une étincelle (incluant une décharge électrostatique). Les vapeurs de méthyl éthyl cétone sont plus lourdes que l'air et peuvent parcourir une grande distance vers une source d'ignition et provoquer un retour de flamme.
La méthyl éthyl cétone peut aussi s'enflammer au contact d'agents oxydants forts. La réaction avec certains composés peut être violente, causant un risque d'incendie.
Explosibilité
Les vapeurs peuvent former un mélange explosif avec l'air.La méthyl éthyl cétone peut réagir de façon explosive avec les oxydants forts et certains produits ou mélanges.
| | Mise à jour : 2004-12-22 |
Point d'éclair : -8,9 °C Coupelle fermée (méthode non rapportée)
Autre valeur : -4 °C Coupelle ouverte (méthode non rapportée)
T° d'auto-ignition : 404 °C
Autre valeur : 515 °C
Limite inférieure d'explosibilité : 1,8% à 25 °C
Autre valeur : 1,4 % à 93,3 °C
Limite supérieure d'explosibilité : 11,5% à 25 °C
Autre valeur : 11,4 % à 93,3 °CSensibilité aux chocs
Aucune donnée ne nous permet de croire que la méthyl éthyl cétone est sensible aux chocs.
Sensibilité aux décharges électrostatiques
Une décharge électrostatique peut provoquer l'incendie et l'explosion d'un mélange d'air et de vapeurs de méthyl éthyl cétone dans les limites d'explosibilité.
La méthyl éthyl cétone ayant une bonne conductibilité, elle n'aura pas tendance à accumuler de charges électrostatiques.
| Techniques et moyens d'extinction 4 10 | Mise à jour : 2004-12-22 |
Moyens d'extinction
Le dioxyde de carbone (CO2) et les poudres chimiques sèches peuvent être utilisés pour éteindre les petits incendies. Pour les incendies plus importants, de la mousse antialcool doit être utilisée.L'eau pulvérisée permet de diminuer l'intensité des flammes cependant, les jets d'eau peuvent favoriser la propagation de l'incendie.
Techniques spéciales
Porter un appareil de protection respiratoire autonome et des vêtements protecteurs couvrant tout le corps.
Éloigner les contenants de la zone d'incendie, si cette opération peut être effectuée sans risque.
Refroidir les contenants exposés à l'aide d'eau pulvérisée. Rester en amont du vent par rapport au lieu d'incendie.
| Produits de combustion | Mise à jour : 2004-12-22 |
Monoxyde de carbone, dioxyde de carbone.
| Mise à jour : 2004-12-22 |
Échantillonnage des contaminants de l'airVoir la méthode d'analyse 25-3 de l'IRSST.
Pour obtenir la description de cette méthode, consulter le Guide d'échantillonnage des contaminants de l'air en milieu de travail ou le site Web de l'IRSST à l'adresse suivante : http://www.irsst.qc.ca/-RSST78-93-3.html
Des tubes colorimétriques pour la méthyl éthyl cétone peuvent être utilisés pour une évaluation rapide du niveau d'exposition.
Surveillance biologiqueParamètre biologique, indice biologique d'exposition et moment du prélèvement :
- la méthyl éthyl cétone urinaire : 28 µmol/l mesurée à la fin du quart de travail.
Autre source de méthyl éthyl cétone urinaire :
- l'alcool butylique secondaire (butanol-2) est métabolisé en méthyl éthyl cétone.
Facteurs à considérer lors de l'interprétation :
- la méthyl éthyl cétone urinaire n'est pas un indicateur spécifique de l'exposition à la méthyl éthyl cétone
- la possibilité d'absorption cutanée
- la consommation d'alcool la veille ou pendant la journée de l'échantillonnage peut résulter en une excrétion accrue de méthyl éthyl cétone urinaire (surestimation de l'exposition)
- les concentrations de méthyl éthyl cétone urinaire ne doivent pas être corrigées pour la créatinine ou la densité puisque l'excrétion urinaire de méthyl éthyl cétone est indépendante de la quantité d'urine produite
- cet indice biologique d'exposition correspond à une exposition de 200 ppm de méthyl éthyl cétone.
Pour obtenir plus de détails, consulter le Guide de surveillance biologique de l'IRSST - prélèvement et interprétation des résultats .
Commentaires 9
La variation des limites de détection olfactive rapportées dans la littérature scientifique s'étend de 2,0 à 85 ppm. La valeur rapportée de 16 ppm correspond à la moyenne géométrique de ces valeurs, laquelle correspond au meilleur estimé recommandé par l'AIHA.
| Mesures de protection 14 15 | Mise à jour : 2004-12-22 |
La Loi sur la santé et la sécurité du travail vise l'élimination des dangers à la source. Lorsque des mesures d'ingénierie et les modifications des méthodes de travail ne suffisent pas à réduire l'exposition à cette substance, le port d'équipement de protection individuelle peut s'avérer nécessaire. Les équipements de protection doivent être conformes à la réglementation.
Voies respiratoires
Porter un appareil de protection respiratoire si la concentration dans le milieu de travail risque de dépasser la VEMP (50 ppm ou 150 mg/m³) ou la VECD (100 ppm ou 300 mg/m³).
Peau
Porter un équipement de protection de la peau. La sélection d'un tel équipement dépend de la nature du travail à effectuer.
Yeux
Porter un équipement de protection des yeux s'il y a risque d'éclaboussures. La sélection d'un protecteur oculaire dépend de la nature du travail à effectuer et, s'il y a lieu, du type d'appareil de protection respiratoire utilisé.
| Mise à jour : 2004-12-22 |
Équipements de protection des voies respiratoires
Voies respiratoires
Les équipements de protection respiratoire doivent être choisis, ajustés, entretenus et inspectés conformément à la réglementation.
NIOSH recommande les appareils de protection respiratoire suivants selon les concentrations dans l'air :
Équipements de protection des yeux et de la peau
Peau
Les équipements de protection de la peau doivent être conformes à la réglementation
Les gants suivants sont recommandés :
Multicouche polyéthylène/alcool de vinyle et d'éthylène/polyéthylène (PE/EVAL/PE) Alcool de polyvinyle (PVAL)
Les équipements de protection des yeux et de la figure doivent être conformes à la réglementation.
Les protecteurs oculaires suivants sont recommandés :
- Des lunettes étanches à coques ou des lunettes étanches à monture monobloc sont recommandées lorsqu'il y a risque d'éclaboussures.
- Dans certains cas (par exemple, en cas de port de lunettes correctrices), une visière (écran facial) peut également être recommandée lorsqu'il y a possibilité d'éclaboussures.
| Réactivité 4 10 11 19 20 | Mise à jour : 2004-12-22 |
Stabilité
La méthyl éthyl cétone est un produit stable dans les conditions normales d'utilisation. Cependant, des peroxydes explosifs peuvent se former lors d'entreposage prolongé en présence d'oxygène. L'exposition prolongée à une source de lumière ultraviolette telle que les rayons du soleil peut amener sa décomposition en plusieurs produits (éthane, méthane, éthylène, diacétyle et monoxyde de carbone).Incompatibilité
La méthyl éthyl cétone peut s'enflammer ou réagir violemment avec les agents oxydants forts, tels que l'acide chromique, l'acide nitrique, ou les peroxydes, dont le peroxyde d'hydrogène.
Elle peut réagir violemment avec les acides inorganiques tels que l'acide sulfurique fumant et l'acide chlorosulfonique.
En présence d'une base forte, la méthyl éthyl cétone peut réagir violemment avec certains hydrocarbures chlorés, tel que le chloroforme.
La méthyl éthyl cétone est aussi incompatible avec les aldéhydes, les amines aliphatiques, l'ammoniac, les bases fortes, les isocyanates, les pyridines, le tert-butoxyde de potassium et le cuivre.La méthyl éthyl cétone attaque certains plastiques et matériaux dont le caoutchouc naturel, le caoutchouc de nitrile, le chlorure de polyvinyle, le Viton® et des acryliques et celluloses pour lesquels la méthyl éthyl cétone est un bon solvant.
Produits de décompositionDécomposition due à l'exposition prolongée à la lumière ultraviolette : éthane, méthane, éthylène, diacétyle et monoxyde de carbone
Décomposition thermique : monoxyde de carbone, dioxyde de carbone.
| Mise à jour : 2004-12-22 |
Le mélange de peroxyde d'hydrogène, d'acide nitrique et de méthyl éthyl cétone produit un peroxyde sensible à la chaleur et aux chocs.
Une petite quantité de tert-butoxyde de potassium (1,5 g) s'enflamme en environ 30 secondes au contact d'une goutte de méthyl éthyl cétone et en une minute au contact des vapeurs de méthyl éthyl cétone.
La présence d'une cétone telle que la méthyl éthyl cétone dans de l'isopropanol favorise la formation de peroxydes.
| Manipulation | Mise à jour : 2012-05-24 |
La méthyl éthyl cétone est un liquide très inflammable. La manipulation de ce liquide doit se faire conformément au Code des liquides inflammables et combustibles NFPA 30.. Manipuler à l'écart de toute source de chaleur et d'ignition. Utiliser des outils anti-étincelles. L'appareillage doit être mis à la terre.
En cas de ventilation insuffisante, utiliser un appareil de protection respiratoire approprié. Porter un équipement de protection des yeux. Éviter le contact prolongé ou répété avec la peau.Le contrôle de l’électricité statique doit être effectué conformément à l’article 52 du RSST.
Le système d’aspiration doit être conforme aux exigences de l’article 53 du RSST.
| Entreposage | Mise à jour : 2012-05-24 |
Ce liquide très inflammable doit être entreposé selon les dispositions prévues par le RSST (notamment la section X), le Code des liquides inflammables et combustibles NFPA 30 et le CNPI.
Entreposer à l'écart de toute source de chaleur et d'ignition, dans un récipient hermétique placé dans un endroit frais, sec et bien ventilé, à l'abri des matières oxydantes et de la lumière directe du soleil. Les contenants doivent être mis à la terre.
La méthyl éthyl cétone attaque certains types de plastique. Ainsi, certains contenants de polymères peuvent se dégrader et se fragiliser à la longue. Les contenants de verre ou de métal sont davantage appropriés à l'entreposage de la méthyl éthyl cétone.
| Fuites | Mise à jour : 2004-12-22 |
Éliminer toutes sources d'ignition. Tout équipement utilisé pour manipuler ce produit doit être mis à la terre.
En cas de fuite ou de déversement, contenir la fuite si on peut le faire sans risque. Empêcher l'infiltration dans les cours d’eau, les égouts et les endroits clos. Réduire la concentration des vapeurs avec de l'eau pulvérisée.
Absorber ou couvrir avec de la terre sèche, du sable ou tout autre produit absorbant non combustible et non toxique et mettre dans des contenants hermétiques bien identifiés. Utiliser des outils anti-étincelles propres pour récupérer les absorbants contaminés.
| Déchets | Mise à jour : 2004-12-22 |
Ne pas déverser les résidus dans les égouts et ne pas jeter les absorbants contaminés aux ordures.
Si nécessaire, consulter le bureau régional du ministère de l'Environnement.
| Absorption 3 | Mise à jour : 2004-12-23 |
En milieu de travail, la méthyl éthyl cétone est absorbée principalement par les voies respiratoires. Elle peut également être absorbée par la peau et les voies digestives.
| Mise à jour : 2004-12-23 |
Absorption
- La méthyl éthyl cétone (MEC) est rapidement absorbée par inhalation. Le taux de rétention pulmonaire se situe entre 41 et 53 % chez des volontaires exposés à 200 ppm pendant 4 heures.
- La quantité absorbée est proportionnelle à la concentration inhalée, à la durée de l'exposition et au taux de ventilation alvéolaire. L'exercice physique augmente l'absorption de la MEC.
- L'absorption cutanée de la MEC est rapide puisqu'on la retrouve dans l'air expiré 2,5 à 3 minutes après son application sur une peau normale au niveau de l'avant-bras. La concentration de la MEC dans l'air expiré atteint un plateau en 2 à 3 heures.
- Une étude montre que l'absorption est plus lente et moins importante sur une peau sèche ou normale que sur une peau humide. Lorsque la peau est humide, l'absorption est très rapide. En effet, la MEC est détectée dans l'air expiré moins de 30 secondes après son application sur l'avant-bras. La concentration maximale de la MEC dans l'air expiré, qui est atteinte en 10 à 15 minutes, est environ 4 fois supérieure à celle que l'on observe sur une peau normale ou sèche.
- L'absorption des vapeurs par la peau n'a pas été étudiée.
- La MEC est absorbée par les voies digestives puisqu'elle a été mesurée dans le sang de personnes en ayant ingéré.
- Des études de toxicité aiguë (DL50) nous indiquent que le produit est absorbé par les voies digestives.
Distribution
- La MEC passe très vite dans le sang. En effet, suite à l'inhalation d'une concentration de 200 ppm durant 4 heures chez des volontaires, la concentration sanguine de la MEC augmente rapidement durant la première heure d'exposition, pour ensuite augmenter plus lentement jusqu'à la fin de l'exposition.
- La MEC se distribue dans les reins, le foie, le cerveau, les tissus adipeux, les muscles, le coeur et les poumons. La répartition de la MEC est à peu près équivalente dans tous les tissus.
- La MEC traverse la barrière placentaire.
- La MEC ne s'accumule pas dans l'organisme humain.
Métabolisme
- On pense que la majorité de la MEC absorbée chez l'humain est métabolisée en butanediol-2,3 lequel entre par la suite dans le cycle métabolique général et est éliminé sous forme de molécules simples comme le dioxyde de carbone et l'eau. Cependant, les voies métaboliques n'ont pas été complètement élucidées.
- Chez l'humain, suite à une exposition par inhalation, les deux métabolites retrouvés en faibles concentrations dans l'urine sont l'hydroxy-3 butanone-2 (0,1 %) et le butanediol-2,3 (2 %).
- De l'alcool butylique secondaire a été trouvé dans le sang de volontaires exposés à 200 ppm de MEC pendant 4 heures.
- À partir d'études chez plusieurs espèces animales, un schéma généralisé du métabolisme de la MEC a été observé. La MEC est métabolisée dans le foie où la majeure partie est oxydée en hydroxy-3 butanone-2 avant d'être réduite en butanediol-2,3 qui lui est transformé en dioxyde de carbone et en eau. Une petite partie de la MEC peut être réduite en alcool butylique secondaire qui sera à son tour rapidement oxydé pour redonner de la MEC.
- Chez le rat, environ 35 % de la MEC administrée oralement est convertie en butanediol-2,3, 4 % en alcool butylique secondaire et 4 % en hydroxy-3 butanone-2.
De manière qualitative, le métabolisme est similaire chez l'humain et l'animal puisqu'ils ont les mêmes métabolites.
Excrétion
- Seulement 2 à 3 % de la MEC absorbée est excrétée de façon inchangée dans l'air expiré et 0,1 % se retrouve dans l'urine.
- L'excrétion urinaire de la MEC sous forme d'hydroxy-3 butanone-2 est d'environ 0,1 % tandis qu'elle est de 2 % pour le butanediol-2,3.
- L'élimination urinaire du butanediol-2,3 survient entre 2 et 8 heures après la fin de l'exposition.
- La MEC et ses métabolites sont presque totalement éliminés chez les mammifères au bout de 24 heures.
- La méthyl éthyl cétone a été trouvée dans le lait maternel.
Demi-vie
- L'élimination sanguine de la MEC chez l'humain est biphasique, comportant une phase rapide et une phase lente. La demi-vie est de 30 minutes pour la phase rapide et d'environ 81 minutes pour la phase lente.
- La demi-vie d'élimination dans l'urine est de 4 heures.
Valeurs biologiques pour une population non exposée professionnellement :
- Méthyl éthyl cétone urinaire : 0 µmol/l.
| Irritation et corrosion 4 31 32 33 34 | Mise à jour : 2004-12-23 |
Ce produit est modérément irritant pour les yeux et faiblement irritant pour la peau.
Chez des volontaires, l'exposition aux vapeurs peut causer l'irritation des voies respiratoires supérieures (nez, gorge) à partir de 100 ppm et l'irritation des yeux à partir de 200 ppm.
Suite au contact répété ou prolongé, ce produit exerce une action dégraissante sur la peau. Il peut causer des rougeurs, de la desquamation et des fissurations.
| Effets aigus 3 4 34 35 36 37 | Mise à jour : 2011-06-29 |
L'inhalation de vapeurs de méthyl éthyl cétone (200 ppm) peut causer une dépression du système nerveux central se traduisant par des maux de tête et des nausées.
Des études chez des volontaires exposés pendant 4 heures à 200 ppm de MEC n'ont pas permis de démontrer des effets neurocomportementaux significatifs (test psychomoteur, sensorimoteur, psychologique, etc.).
| Effets chroniques 3 4 30 35 38 39 40 41 | Mise à jour : 2011-06-29 |
Des études épidémiologiques et des études de cas concernant des expositions à la MEC en milieu de travail rapportent des effets sur le système nerveux central tels que des maux de tête, une perte d'appétit et de poids, des troubles gastro-intestinaux, des étourdissements et de la somnolence ainsi que de la neuropathie périphérique. Puisque les études ont été réalisées chez des travailleurs exposés simultanément à plusieurs solvants et que l'exposition n'était pas toujours quantifiée, il est difficile de relier ces effets à l'exposition à la MEC.
Une étude rapporte qu'un travailleur exposé à la MEC par inhalation et par la voie cutanée pendant au moins 2 ans a eu des symptômes réversibles tels que des tremblements, des troubles de la coordination et des mouvements musculaires involontaires. Des étourdissements, de l'anorexie et une perte de poids ont également été rapportés. L'étude ne précise pas les concentrations en milieu de travail et l'auteur note qu'un seul des travailleurs exposés a été affecté.
Les études animales chez des rats et des cochons d'Inde exposés par inhalation n'ont montré aucun effet neurotoxique à des doses variant de 200 à 6 000 ppm.
| Sensibilisation 3 35 | Mise à jour : 2004-12-23 |
Ce produit est un sensibilisant possible de la peau (urticaire).
Aucune donnée concernant la sensibilisation respiratoire n'a été trouvée dans les sources documentaires consultées.
Bien que l'usage de la méthyl éthyl cétone soit largement répandu, seulement un cas de sensibilisation cutanée (urticaire) a été rapporté chez un travailleur. Il a eu une réponse positive lors du test épicutané avec la MEC.
Le test de tuméfaction de l'oreille (MEST) chez la souris a donné des résultats négatifs.
| Effets sur le développement | Mise à jour : 2009-02-04 |
Placenta
La méthyl éthyl cétone (MEC) a été identifiée dans le sang de la mère et dans le cordon ombilical à la naissance ce qui indique un passage placentaire (Dowty et al., 1976).Développement prénatal
Études chez l'humain
Ten Berg et al. (2002) ont documenté l'exposition professionnelle d'une femme enceinte exposée continuellement à la MEC contenue dans une colle pendant 20 heures par semaine, dans une pièce faiblement ventilée. La colle était composée de 99,2 % de MEC et de 0,03 % de cyclohexanone. Les concentrations de MEC dans l'air ont été estimées à 200 ppm lors d'une simulation. L'examen post-mortem du bébé, décédé peu de temps après la naissance, a montré plusieurs malformations congénitales (fentes labiale et palatine, malformation de l'oreille droite, méningo-encéphalocèle cervical, rein en fer à cheval, etc.). Aucune indication concernant la condition de la mère n'a été présentée. Ces informations proviennent d'un résumé. L'étude complète n'a pas été publiée à ce jour.
Études chez l'animal
Schwetz et al. (1974) ont exposé des rats par inhalation (0, 1 000 et 3 000 ppm; 7 h/j; jours 6 à 15 de la gestation). Chez les mères, il n'y a eu aucun effet significatif sur le poids aux deux doses, mais une baisse transitoire de la consommation d'aliments à 3 000 ppm. Aucun effet sur le nombre de résorptions, d'implantations et de foetus vivants n'a été observé. Le poids et la longueur des foetus étaient réduits significativement à 1 000 ppm mais pas à 3 000 ppm. À 1 000 ppm, une augmentation significative des anomalies squelettiques a été notée. À 3 000 ppm, une augmentation significative du pourcentage de portées atteintes, des anomalies externes, squelettiques et des tissus mous ont été observées.
Deacon et al. (1981) ont répété l'expérience précédente pour vérifier entre autre, la possibilité d'effet tératogène (0, 400, 1 000 et 3 000 ppm; 7 h/j; jours 6 à 15 de la gestation). Ils n'ont pas observé d'effet sur le nombre de résorptions, d'implantations, de foetus vivants, le poids et la longueur des foetus, ni sur l'incidence des malformations. Une légère augmentation significative des anomalies squelettiques (retard d'ossification et variations squelettiques) a été observée à 3 000 ppm en présence de toxicité maternelle (réduction du gain de poids et augmentation de la consommation d'eau). Les auteurs ont conclu que l'inhalation de MEC ne causait pas d'effet tératogène.
Stoltenburg-Didinger et al. (1990) ont observé une augmentation des résorptions lors d'une étude chez des rats exposés par inhalation (0, 800 et 1 000 à 1 500 ppm; 23 h/j; 7 j/sem; jours 0 à 21 de la gestation). L'étude ne précise pas si les résultats sont statistiquement significatifs et ne rapporte pas de donnée concernant la toxicité maternelle. Stoltenburg-Didinger (1991) a observé un retard de l'histogénèse du cortex cérébelleux chez les nouveau-nés exposés à 800 ppm dans les mêmes conditions expérimentales.
Schwetz et al. (1991) ont exposé des souris par inhalation (0, 400, 1 000 et 3 000 ppm; 7 h/j; jours 6 à 15 de la gestation). Il n'y avait pas de toxicité maternelle à 400 et 1 000 ppm, mais une augmentation significative du poids du foie et des reins à 3 000 ppm. À cette concentration, ils ont observé une réduction du poids foetal d'environ 4 % (significative chez les mâles mais non significative chez les femelles), une augmentation non significative des malformations, ainsi qu'une augmentation significative des variations squelettiques (sternèbres).
Saillenfait et al. (2006) ont effectué une étude visant à évaluer l'effet de l'exposition simultanée à la MEC et à l'éthylbenzène sur le développement. Ils ont exposé des rats par inhalation à l'éthylbenzène (0, 250 et 1 000 ppm; 6 h/j; jours 6 à 20 de la gestation), à la MEC (0, 1 000 et 3 000 ppm; 6 h/j; jours 6 à 20 de la gestation) et à leur combinaison. Les auteurs ont conclu qu'il n'y avait pas d'évidence d'interaction entre les deux solvants.
Une section de cette étude comportait une exposition à la MEC à des concentrations de 0, 1000, 2 000, 4 000 et 6 000 ppm. De la toxicité maternelle a été observée à 4 000 et 6 000 ppm (diminution significative du gain de poids, de la consommation d'aliments pendant les jours 6 à 21, et du gain de poids corrigé). Une diminution du poids foetal pour les deux sexes a été notée à toutes les doses, mais significative à 2 000, 4 000 et 6 000 ppm (environ 4 %, 16 et 20 %). La baisse à la dose de 1 000 ppm était d'environ 4 %. Aucun effet sur le nombre de sites d'implantations, les résorptions, le pourcentage de foetus vivants par portée n'a été observé pour toutes les doses employées. Les auteurs ont rapporté une augmentation significative de l'incidence de variations squelettiques (retard d'ossification sternèbres) à 4 000 et 6 000 ppm. Il n'y a pas eu d'incidence statistiquement significative pour le nombre total de variations.
Lors de la deuxième série d'exposition (0, 1 000 et 3 000 ppm), les auteurs ont noté une diminution significative du gain de poids corrigé chez les mères ainsi qu'une diminution significative (environ 7 %) du poids foetal pour les deux sexes uniquement à 3 000 ppm. Il y a eu une baisse non significative du poids foetal (environ 2 %) à la dose de 1 000 ppm. Aucun effet sur le nombre de sites d'implantations, les résorptions, le pourcentage de foetus vivants par portée n'a été observé aux deux doses. Il n'a pas eu d'incidence statistiquement significative pour les variations externes, squelettiques et viscérales.Développement postnatal
Stoltenburg-Didinger (1991) a rapporté un retard de l'histogenèse du cortex cérébelleux chez les ratons âgés de 9 jours exposés par inhalation (0 et 800 ppm; 23 h/j; 7 j/sem; jours 0 à 21 de la gestation et postnataux 1-21).
Note
Diverses opinions ainsi que des estimations quantitatives du risque toxique ont été publiées. Nous vous suggérons de vous référer aux documents suivants : Stijkel et Reijnders, 1995; Jankovic et Drake, 1996; Forest et al, 2002; Deutsche Forschungsgemeinschaft 2004.
| Effets sur la reproduction | Mise à jour : 2004-12-23 |
Effets sur le système reproducteur
Étude chez la femelle
Aucune atteinte histologique des organes reproducteurs n'a été observée chez des rats exposés par inhalation (0, 1 250, 2 500 et 5 000 ppm; 6 h/j; 5 j/sem; pendant 90 jours) (Cavender 1981 cité dans l'ATSDR 1992).
Étude chez le mâle
Aucune atteinte des testicules (histopathologie ou poids) n'a été observée chez des rats exposés par inhalation (0, 1 250, 2 500 et 5 000 ppm; 6 h/j; 5 j/sem; pendant 90 jours).
| Données sur le lait maternel | Mise à jour : 2004-12-23 |
La présence de la méthyl éthyl cétone a été rapportée lors d'une étude destinée à identifier, en milieu urbain, les contaminants pouvant se retrouver dans le lait. Cependant, aucune relation avec l'exposition professionnelle ne peut être établie (Pellizzari et al., 1982).
Une méthode de modélisation mathématique a été utilisée afin d'estimer quantitativement le transfert lacté de plusieurs contaminants dont la méthyl éthyl cétone (Fisher et al., 1997). La quantité ingérée via le lait a été estimée (modèle pharmacocinétique à base physiologique) à 12,08 mg pour un enfant allaité (24 heures) lorsque la mère est exposée par inhalation à une concentration de 200 ppm (exposition intermittente pendant 6½ heures sur une période de 8 heures). Signalons, à titre indicatif, que la valeur recommandée par l'Environmental Protection Agency des États-Unis (pour protéger des effets néfastes autres que l'effet cancérogène) pour la consommation d'eau potable est de 7,5 mg/l pour un enfant de 10 kg qui ingèrerait 1 litre par jour pendant 10 jours d'eau contaminée par la méthyl éthyl cétone (United States Environmental Protection Agency et Office of Water, 2002).
| Effets cancérogènes | Mise à jour : 2004-12-23 |
On n'a pas détecté d'évidence claire d'un risque accru de cancer chez des travailleurs exposés simultanément à la méthyl éthyl cétone et au benzène ou au toluène (concentrations inconnues), dans une usine où l'on enlève la paraffine des lubrifiants (secteur de la pétrochimie).
Dans une autre étude chez des travailleurs du même type d'industrie (exposition mixte au toluène et à d'autres solvants, exposition estimée à 1-4 ppm de méthyl éthyl cétone), il n'y avait aucune évidence de cancer.
Évaluation des autres aspects reliés à la cancérogénicité
Un test de transformation cellulaire s'est avéré négatif.
| Effets mutagènes | Mise à jour : 2004-12-23 |
Effet sur cellules somatiques
Études chez l'animal
Aucune augmentation des micronoyaux n'a été observée dans les érythrocytes de la moelle osseuse de souris et de hamster exposés par une voie non usuelle en milieu de travail (voie intrapéritonéale).Études in vitro
Les divers tests effectués se sont avérés négatifs (test de synthèse d'ADN non programmé et d'aberrations chromosomiques sur les hépatocytes de rat, test de mutation sur les lymphomes de souris, test d'inhibition de la synthèse d'ADN sur des lymphocytes humains).
| Interaction 3 5 28 30 34 36 49 53 61 62 63 64 65 66 67 68 69 | Mise à jour : 2007-02-13 |
L'exposition simultanée à d'autres solvants et la consommation de boissons alcoolisées peuvent interférer avec le métabolisme de la méthyl éthyl cétone (MEC).
Humain
Chez des volontaires, l'exposition simultanée à la MEC (200 ou 300 ppm) et au n-hexane (environ 55 ppm) pendant 15,5 minutes entraîne la diminution de la concentration urinaire et sanguine de l'hexanedione-2,5, le métabolite neurotoxique du n-hexane.L'exposition simultanée à 200 ppm de MEC et 100 ppm de m-xylène inhibe le métabolisme du m-xylène en augmentant la concentration sanguine de m-xylène et en diminuant l'excrétion urinaire de l'acide méthylhippurique, son métabolite. Il n'y a pas eu d'effet sur la concentration sanguine de la MEC et sur la concentration urinaire du butanediol-2,3.
L'exposition simultanée à la MEC (100 ppm) et au toluène (50 ppm) ou à la méthyl isobutyl cétone (50 ppm) ou à l'acétone (125 ppm) n'a pas eu d'effet ni sur les concentrations sanguines, ni sur les concentrations dans l'air expiré, des solvants.
L'inhalation de MEC (200 ppm) combinée à l'ingestion d'éthanol (0,8 g/kg) chez des volontaires inhibe le métabolisme de la MEC. L'éthanol cause une augmentation de la concentration sanguine de la MEC et de l'alcool butylique secondaire. De plus, elle augmente l'élimination pulmonaire et urinaire de la MEC.
Animal (rat)
Le mécanisme expliquant l'interaction entre la MEC et le n-hexane n'est pas clairement élucidé puisqu'il y a des variations d'une étude à l'autre. L'excrétion urinaire de l'hexanedione-2,5, le métabolite neurotoxique du n-hexane, augmente ou diminue selon l'exposition. La concentration de la MEC et la durée de l'exposition semble influencer l'excrétion du métabolite.Augmentation de :
- la neurotoxicité périphérique de la méthyl n-butyl cétone en augmentant la concentration sanguine de son métabolite neurotoxique, l'hexanedione-2,5
- la neurotoxicité de l'éthyl n-butyl cétone et de l'hexanedione-2,5
- l'hépatotoxicité et la néphrotoxicité du chloroforme
- l'hépatotoxicité du tétrachlorure de carbone
- la toxicité sur le développement du n-hexane.
L'exposition simultanée à la MEC et à la méthyl n-butyl cétone cause une réduction de temps du sommeil induit par l'hexobarbital.
Une étude des effets sur le développement n'a pas noté d'évidence d'interaction suite à l'inhalation de méthyl éthyl cétone (0, 1 000, 3 000 ppm) et d'éthylbenzène (0, 250 et 1 000 ppm) 6h/j, pendant les jours 6 à 20 de la gestation.
| Mise à jour : 2004-12-23 |
DL50
Rat (Orale) : 2 737 mg/kg
Rat (femelle) (Orale) : 5 522 mg/kg
Souris (mâle) (Orale) : 3 140 mg/kg
Lapin (Cutanée) : 13 000 mg/kg
CL50
Rat (mâle) : 11 700 ppm pour 4 heures
Rat : 11 243 ppm pour 4 heures
| Commentaires 62 | Mise à jour : 2004-12-23 |
Maladies à déclaration obligatoire (MADO)
L'intoxication à la méthyl éthyl cétone fait partie de la liste des maladies, infections et intoxications à déclaration obligatoire selon la Loi sur la santé publique (L.R.Q., c. S-2.2) et ses règlements d'application. Elle est indiquée sous cétones.
Vous pouvez consulter le site suivant pour obtenir de l'information à ce sujet :
http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/santepub/mado.php
http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/preventioncontrole/03-268-05.pdf
| Premiers secours | Mise à jour : 2004-12-23 |
Inhalation
En cas d'inhalation des vapeurs, amener la personne dans un endroit aéré.Contact avec les yeux
Rincer abondamment les yeux avec de l'eau pendant 15 à 20 minutes. Si l'irritation persiste, consulter un médecin.Contact avec la peau
Rincer la peau avec de l'eau.Ingestion
En cas d'ingestion, ne pas faire vomir car il y a danger d'aspiration pulmonaire. Consulter un médecin.
Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) 14
Valeurs d'exposition admissibles des contaminants de l'air Valeur d'exposition moyenne pondérée (VEMP)
50 ppm 150 mg/m³
Valeur d'exposition de courte durée (VECD)
100 ppm 300 mg/m³
Horaire non conventionnel : Aucun (I-b)
| Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT) |
Classification selon le SIMDUT | Mise à jour : 2009-02-10 |
B2 Liquide inflammable 70point d'éclair = -8,9 °C coupelle fermée (méthode non rapportée)
D2B Matière toxique ayant d'autres effets toxiques 31irritation des yeux chez l'animal
Divulgation à 1,0% selon la liste de divulgation des ingrédients
| Règlement sur le transport des marchandises dangereuses (TMD) 71 |
Classification
Numéro UN : UN1193
Classe 3 Liquides inflammables ( Groupe d'emballage II )
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